IDENTIFIEZ-VOUS
Accueil > Les dépêches d'actualité
 
  ARCHIVES DE L’ACTUALITÉ
     
     


Rechercher dans les archives de l'actualité juridiques


ET / OU
ET / OU
ET / OU

         
 
Sécurité civile - 03/10/2008
Pompiers et départements appellent l'Etat à participer au financement

Pompiers et départements se sont retrouvés le 3 octobre 2008 pour demander à l'Etat de contribuer au financement des services d'incendie et de secours (Sdis), mais aussi de clarifier la part des différents contributeurs que sont les collectivités territoriales.
Le président de la Fédération nationale des sapeurs-pompiers de France (FNSPF), Richard Vignon, et le président de l'Assemblée des départements de France (ADF), Claudy Breton, ont insisté sur l'"urgence" à se pencher "dans la négociation" sur cette "préoccupation majeure" commune.
Actuellement, les Sdis sont financés par les conseils généraux (54% en moyenne) et les communes et communautés de communes (46% en moyenne).
"Il y a un absent : nous agissons au nom et pour l'Etat et dans le budget des Sdis, il n'y a pas de dotation de l'Etat", a souligné Claudy Lebreton, en présence du nouveau directeur de la sécurité civile Alain Perret, représentant du ministère de l'Intérieur.
"Il ne serait pas incongru, au titre de la solidarité nationale, d'avoir une contribution", a ajouté Claudy Lebreton.
Le colonel Vignon renchérit : "Il faut éviter de faire peser sur les seuls départements la charge réelle de l'ensemble des dépenses des Sdis".
"S'il est normal que les collectivités locales supportent la charge du risque courant, de proximité, il n'est pas normal qu'elles aient à supporter la charge de risques particuliers et de la gestion des crises", a-t-il expliqué.
"A risques particuliers, financements particuliers", a-t-il fait valoir, visant l'Etat mais aussi ces "acteurs" qui bénéficient de la mission des pompiers comme les entreprises classées Seveso ou les compagnies d'assurances.

Importante contribution des communes
Richard et Claudy Vignon et Lebreton ont aussi rappelé l'importance de la contribution des communes. La loi de 2002 sur la démocratie de proximité avait prévu la suppression de leur contribution en 2006, une disposition repoussée deux fois (à 2008 puis à 2010) devant l'opposition des sapeurs-pompiers qui jugent primordial leur lien historique avec les communes. Finalement, cette contribution devrait être pérennisée dans le projet de loi de finances pour 2009. Il reste à trouver un accord sur la hauteur de cette contribution, gelée ces dernières années, alors que les budgets des Sdis augmentent.
A cet égard, le colonel Vignon - lui-même directeur du Sdis de Seine-et-Marne - a souligné "la maîtrise" de ces budgets qui ont "crû de 4% en 2007" alors que l'inflation était à 2,7% et que le nombre d'interventions augmentait de 4% pour atteindre les 4 millions, dont 70% pour du secours à personnes.
C'est dans ce contexte de forte sollicitation des secours et d'effectifs en légère contraction (250.400 sapeur-pompiers en 2007, soit 4.000 de moins qu'en 2006) que la FNSPF insiste sur la nécessité de fidéliser les pompiers volontaires, qui représentent 80% des pompiers en France.
La Fédération demande aux pouvoirs publics une nouvelle indexation de la vacation horaire des volontaires qui a connu une forte érosion ces dix dernières années, une indemnisation à 100% de leur formation et des gestes symboliques pour les retraités ou les veuves d'anciens volontaires.
"En ces temps où des milliards d'euros sont engagés par les pouvoirs publics pour préserver le système financier de ses excès, il faut faire la part des choses et mesurer le trésor inestimable que constituent, pour 450 millions d'euros par an, nos 200.000 sapeurs-pompiers volontaires", a conclu le colonel Vignon.

Avec l’AFP

 
**