Social
- 03/10/2008
Les maires de banlieue s’inquiètent de la réforme annoncée de la dotation de solidarité urbaine
Le président de l'association des maires Ville et Banlieue (*), Claude Dilain (PS, Clichy-sous-Bois) a critiqué le 2 octobre la réforme annoncée de la Dotation de solidarité urbaine (DSU) qui risque selon lui "d'aggraver les inégalités". "Sous couvert de redistribution, cette réforme prend le risque d'aggraver les inégalités entre communes, et donc entre population", a ajouté Claude Dilain.
L'association a demandé dans une lettre au chef de l’Etat de revenir sur cette réforme qui marque, selon elle, "un retour en arrière". Selon Claude Dilain, la loi Borloo de programmation pour la cohésion sociale du 18 janvier 2005 avait marqué une avancée en intégrant dans le calcul de la DSU les critères de zones urbaines sensibles (ZUS) et de zones franches urbaines (ZFU). Leur abandon, prévu par la réforme, "pénalise les villes qu'elle devait aider".
Parmi les villes qui vont perdre une partie de leur DSU figurent notamment, selon les calculs de l'association, Clichy-sous-Bois, Sarcelles, Villiers le Bel, Gonesse, Chanteloup-les-Vignes en région parisienne, Vénissieux en région lyonnaise.
En revanche, affirme Claude Dilain, un certain nombre de villes moyennes sans ZUS et de grandes villes ayant des quartiers sensibles vont bénéficier d'un accroissement de leur dotation. La DSU de Montpellier, par exemple, progressera de 24%, celle de Toulon de 32%. Le projet de loi de finances 2009, présenté le 26 septembre, propose une nouvelle répartition de la DSU "afin d'en améliorer l'efficacité péréquatrice, l'objectif étant de concentrer davantage la solidarité nationale en faveur des communes pauvres ayant des pauvres". Il prévoit une hausse de la DSU de 70 millions d'euros. En même temps, 238 villes, sur 477 actuellement, seraient exclues du système en deux ans.
(*) Site web de l'association
Avec l'AFP
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