Cultes
- 03/10/2008
Rhône-Alpes. Confession des agents du conseil régional : l’AMF s’indigne de l’enquête menée en son nom
"Auriez-vous l'amabilité de m'indiquer si parmi votre personnel, vous avez des agents de confession autre que chrétienne (...) ? Pouvez-vous me dire si certains d'entre eux ont demandé des aménagements d'horaires ou de service pour pratiquer leur religion ?". C’est un courriel en ces termes qu’a reçu, le 16 septembre la direction des ressources humaines de la région Rhône-Alpes, en provenance d'un agent de la sous-direction de l'Information générale (SDIG) de la Direction départementale de la sécurité publique du Rhône (DDSP) (anciennement les Renseignements Généraux). Selon la région, les policiers auraient prétexté une étude conduite à la demande de l’association des maires de France (AMF). Dans un communiqué du 2 octobre 2008, Jacques Pélissard, le président de l’AMF, s'est déclaré "indigné" par cette manœuvre, et a démenti «avec force» être à l’origine de cette «étude». "Ce n'est ni dans la culture, ni dans la philosophie de l'AMF d'initier une démarche tendant à s'interroger sur la nature des confessions et des pratiques des agents publics", affirme jacques Pélissard, en ajoutant que "la commune est par essence un lieu de laïcité et de neutralité confessionnelle". Cette "enquête" est inadmissible, totalement déplacée", a assuré le cabinet du ministre, Michèle Alliot-Marie, laquelle "a immédiatement saisi le directeur général de la police nationale pour diligenter une enquête hiérarchique interne dont les résultats doivent lui parvenir dans un délai très bref qui ne doit pas dépasser vingt-quatre heures", a-t-on ajouté de même source. Le 26 septembre, le président PS de la région, Jean-Jack Queyranne, avait interrogé le ministre de l'Intérieur "sur cette enquête qu'il trouve choquante tant dans son principe que dans les modalités de sa mise en œuvre".
RM avec l’AFP
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