Elections
- 02/10/2008
Lorraine. Les municipales de Saint-Dié risquent d'être annulées pour irrégularité
Le commissaire du gouvernement a recommandé au tribunal administratif de Nancy d'annuler l'élection municipale de Saint-Dié (Vosges), remportée de justesse en mars par l'ancien ministre (PS) Christian Pierret, en raison d'une irrégularité. Les juges administratifs rendront leur décision le 7 octobre 2008. Si le 2e tour de l'élection tenu le 16 mars était annulé, les électeurs déodatiens seraient une nouvelle fois appelés aux urnes pour l'ensemble du scrutin, a-t-on indiqué le 1er octobre 2008 de source judiciaire. A l'audience tenue le 30 septembre 2008, le commissaire du gouvernement -chargé de dire le droit-, Aurélie Bernard-Forissier, a considéré qu'une promesse de remboursement d'un trop perçu de charges locatives, faite le 28 février par la municipalité sortante à 600 familles du quartier Kellerman, était de nature à avoir "un fort impact sur les habitants de ce quartier d'habitat social" et "a, peut-être, permis une remobilisation des électeurs en faveur du maire sortant". La magistrate a estimé que les bénéficiaires du remboursement promis composaient une grande partie des 2.354 électeurs inscrits dans les bureaux n° 5 et 6 où M. Pierret, maire de Saint-Dié depuis 1989, était arrivé en tête à l'issue du scrutin. Au 2e tour, la liste du maire sortant s'était imposée de 156 voix (4.780 contre 4.624), soit 50,83% des suffrages, face à celle de l'UMP Damien Parmentier, à l'origine du recours devant la juridiction administrative. Pierret a été secrétaire d'État chargé de l'Industrie du gouvernement de Lionel Jospin (1997-2002), ministre chargé de l'Energie et ministre délégué à l'Industrie, aux PME, au Commerce, à l'Artisanat et à la Consommation. Candidat (PS) aux élections législatives de 2007 dans la 2e circonscription des Vosges, il avait été nettement battu par son rival de toujours, Gérard Cherpion, député UMP sortant. Le 30 septembre, le tribunal administratif de Strasbourg a annulé les élections municipales de Colmar, estimant que le maire (UMP) sortant, Gilbert Meyer, avait exercé des "pressions sur une partie de l'électorat" avant sa victoire de 149 voix face au DVD Roland Wagner.
Avec l’AFP
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