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Finances - 01/10/2008
Poste: Fillon exclut une privatisation, les syndicats expriment leurs doutes

Plusieurs syndicats de la Poste ont exprimé, le 1er octobre leurs doutes après les propos de François Fillon excluant une privatisation de La Poste à l'issue du processus qui la transformera en société anonyme. Le Premier ministre a assuré dans les Echos, que l'avenir de l'établissement public ne passerait "pas par la privatisation", et que "parmi les options possibles, la Caisse des dépôts (pouvait) devenir un partenaire stratégique de La Poste".

Les déclarations du Premier ministre "ne sont qu'un leurre", a jugé Sud-PTT, estimant que l'hypothèse d'une prise de participation de la Caisse des Dépôts "ne protège nullement d'une privatisation". Le syndicat souligne notamment que "rien n'empêchera la Caisse des dépôts de mettre ses titres sur le marché boursier lorsque la situation de ce dernier se sera améliorée", comme elle l'a fait "lorsqu'elle s'est désengagée du Crédit local de France (CLF) lors de la création de Dexia, ou des Caisses d'Epargne lors de la naissance de Natixis".

FO-communication juge qu'il s'agit "d'un repli stratégique, qui ne règle en rien les problèmes de fond", remarquant que François Fillon "ne renonce pas explicitement à la création d'un société anonyme". "Il ne suffit pas de dire vouloir se tourner ver la Caisse des dépôts", ajoute le syndicat. "Il faut que ce ‘partenariat stratégique’ englobe clairement la Banque Postale dans le cadre d'une structure de droit public (...) dans le respect de l'unité du groupe".

Pour la CGT, "l'interview du Premier ministre ne permet pas de penser qu'il y a abandon de la privatisation". Le syndicat considère comme de "la poudre aux yeux l'option de partenariat +stratégique+ avec la Caisse des Dépôts", car "ce partenariat existe déjà". Le renforcer "passe déjà par le paiement des dettes de l'Etat à la Poste, à savoir 800 millions à 1 milliard d'euros par an au titre du service universel", juge le syndicat, qui affirme avoir recueilli 203.599 signatures pour sa pétition "Touche pas à ma Poste".

L'Unsa-Poste estime de son côté "paradoxal" que l'Etat "participe à l'augmentation du capital d'une banque privée (Dexia) en situation de crise" et "ne fasse pas de même pour répondre aux attentes de la Poste".

Avec l'AFP

 
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