Finances
- 01/10/2008
Le gouvernement envisage un sauvetage de Dexia par l'emprunt
Le milliard d'euros que les autorités françaises ont décidé de débourser dans le cadre du plan de sauvetage de la banque franco-belge Dexia pourrait être financé par l'emprunt, a déclaré le 1er octobre 2008 le porte-parole du gouvernement, Luc Chatel. "Il n'est pas exclu que ce financement, le milliard d'euros que nous évoquions tout à l'heure, soit un emprunt", a déclaré Luc Chatel en rendant compte des travaux du Conseil des ministres.
"Après tout, il s'agit d'un investissement. L'Etat français a investi pour prendre une participation dans un établissement bancaire avec peut-être un jour pour objectif d'en ressortir, comme il l'a fait dans d'autres domaines. Il n'est pas aberrant qu'un investissement, en la matière, soit financé par de l'emprunt", a-t-il poursuivi. Le ministre du Budget, Eric Woerth, avait assuré le 30 septembre 2008 que cette opération de renflouage n'aurait aucun effet sur le déficit de l'Etat. "Ca ne joue pas sur les déficits publics, parce qu'en face de ce milliard, il y a évidemment une participation dans un établissement", avait-il ajouté.
Eric Woerth avait également démenti que cette opération pourrait être financée par les recettes de privatisation d'EDF, contrairement à ce qu'avaient avancé des membres de la commission des Finances du Sénat. Lors de sa conférence de presse, Luc Chatel a tenu à limiter la portée de l'intervention du gouvernement pour le sauvetage de Dexia. "Le système bancaire français ne va pas être en faillite dans son ensemble. Il faut rester prudent, je le reconnais bien volontiers, ne rien écarter, mais il ne faut pas surinterpréter", a-t-il jugé. "Il y a eu des difficultés pour Dexia et le gouvernement a répondu (...) le président a rappelé ce matin qu'à chaque fois que ce serait nécessaire, le gouvernement prendrait ses responsabilités", a-t-il dit.
Pour en savoir plus Consultez notre article d’actualité du 30 septembre 2008
Avec l'AFP
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